Son costume secomposait de la robe moldave garnie de fourrures et serrée à la taille par une écharpe à bandes d'or et de soie, Un sabre recourbé brillait à sa main, etquatre pistolets étincelaient à sa ceinture, Pendant le combat, il poussait des cris rauques et inarticulés qui semblaient ne point appartenir à la languehumaine et qui cependant exprimaient ses volontés, car à ces cris ses hommes obéissaient, se jetant ventre à terre pour éviter les décharges de nos soldats,se relevant pour faire feu à leur tour, abattant ceux qui étaient debout encore, achevant les blessés et changeant enfin le combat en boucherie, J'avais vutomber l'un après l'autre les deux tiers de mes défenseurs. Quatre restaient encore debout, se serrant autour de moi, ne demandant pas une grâce qu'ilsétaient certains de ne pas obtenir, et ne songeant qu'à une chose, à vendre leur vie le plus cher possible, Alors le jeune chef jeta un cri plus expressifque les autres, en étendant la pointe de son sabre vers nous. Sans doute cet ordre était d'envelopper d'un cercle de feu ce dernier groupe, et de nousfusiller tous ensemble, car les XII LES MONTS CARPATHES. 124 Page 128 Les mille et un fantomes longs mousquets moldaves s'abaissèrent d'un mêmemouvement. Je compris que notre dernière heure était venue, Je levai les yeux et les mains au ciel avec une dernière prière, et j'attendis la mort. En cemoment je vis, non pas descendre, mais se précipiter, mais bondir de rocher en rocher, un jeune homme, qui s'arrêta, debout sur une pierre dominant toutecette scène, pareil à une statue sur un piédestal, et qui, étendant la main sur le champ de bataille, ne prononça que ce seul mot .Assez. lacoste pas cher A cette voix, tousles yeux se levèrent, chacun parut obéir à ce nouveau maître, Un seul bandit replaça son fusil à son épaule et lâcha le coup. Un de nos hommes poussa uncri, la balle lui avait cassé le bras gauche, Il se retourna aussitôt pour fondre sur l'homme qui l'avait blesse, mais, avant que son cheval n'eût faitquatre pas, un éclair brillait audessus de notre tête, et le bandit rebelle roulait la tête fracassée par une balle, Tant d'émotions diverses m'avaientconduite au bout de mes forces, je m'évanouis. Quand je revins à moi, j'étais couchée sur l'herbe, la tête appuyée sur les genoux d'un homme dont je nevoyais que la main blanche et couverte de bagues entourant ma taille, tandis que, devant moi, debout, les bras croisés, le sabre sous un de ses bras, setenait le jeune chef moldave qui avait dirigé l'attaque contre nous. Kostaki, disait en français et d'un ton d'autorité celui qui me soutenait, vous allez àl'instant même faire retirer vos hommes et me laisser le soin de cette jeune femme,Mon frère, mon frère, répondit celui auquel ces paroles étaient adresséeset qui semblait se contenir avec peine, mon frère, prenez garde de lasser ma patience, je vous laisse le château, laissezmoi la forêt. Au château, vous êtesle maître, mais ici je suis toutpuissant. Ici, il me suffirait d'un mot pour vous forcer de m'obéir.Kostaki, je suis l'aîné, c'est vous dire que je suis lemaître partout, dans la forêt comme au château, làbas comme ici. polo lacoste homme pas cher, Oh , je suis du sang des Brankovan comme vous, sang royal qui a l'habitude de commander, etje commande,Vous commandez, vous, Grégoriska, à vos valets, oui . à mes soldats, non.Vos soldats sont des brigands, Kostaki... des brigands que je feraipendre aux créneaux de nos tours, s'ils ne m'obéissent pas à l'instant même,Eh bien , XII LES MONTS CARPATHES. 125 Page 129 Les mille et un fantomesessayez donc de leur commander.